Actualités nationales - AMSSNuR
Capture-decran-2025-06-10-144721.png

10 juin 2025by y.naciri

Pour la première fois, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) publie dans son rapport annuel de mise en œuvre des garanties nucléaires au titre de l’année 2024 que le Royaume du Maroc bénéficie de la conclusion élargie attestant que toutes les matières nucléaires présentes sur le territoire national sont exclusivement utilisées à des fins pacifiques.

Cette attestation reflète la robustesse de l’infrastructure réglementaire du Royaume, son engagement indéfectible en faveur de la transparence nucléaire, ainsi que le strict respect des obligations internationales en matière de non-prolifération des matières nucléaires.

S’agissant du niveau d’assurance le plus élevé accordé par l’AIEA, cette conclusion est la concrétisation de plusieurs années d’activités de vérification effectuées dans le cadre de l’accord de garanties généralisées et de son protocole additionnel, ratifiés par le Royaume du Maroc respectivement en 1975 et en 2011.

Ces activités de vérification concernent à la fois les informations fournies sur les installations nucléaires, les emplacements hors installations, leurs opérations, ainsi que sur les matières et technologies nucléaires.

Ce résultat témoigne des efforts importants déployés par l’AMSSNuR et les autres parties nationales concernées pour assurer la mise en œuvre des engagements pris par le Royaume du Maroc dans le cadre du traité de non-prolifération et des accords conclus avec l’AIEA.


NRBC.jpg

30 mai 2025by y.naciri

Dans le cadre de la coopération militaire Maroco-Américaine en matière de gestion des catastrophes, un exercice de lutte contre les Armes de Destruction Massive C-WMD s’est déroulé mardi, au port militaire d’Agadir.

Cet entraînement a eu lieu à l’occasion de l’exercice combiné maroco-américain « African Lion 2025 » qui se tient conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales.

Il est axé principalement sur la conduite des opérations de reconnaissance, de neutralisation des Armes de Destruction Massive improvisées, des engins de dispersion radiologique et de décontamination NRBC.

Cet exercice vise à rehausser davantage les capacités opérationnelles et tactiques des compagnies NRBC, Sauvetage Inondations (Plongée) et EOD de l’Unité de Secours et de Sauvetage des FAR pour faire face à une situation de crise présentant des risques radiologiques, chimiques et explosifs.

A travers un scénario mettant en œuvre les moyens personnels et matériels des compagnies NRBC, Sauvetage Inondations et EOD de l’Unité de Secours et Sauvetage des FAR, cet exercice a été conçu à l’effet de s’entraîner sur les techniques de décontamination des navires et développer les procédures en matière de lutte contre les Engins Explosifs Improvisés (EEI).

Axé sur un scénario interconnecté très proche de la réalité, le thème de l’exercice de lutte contre les Armes de Destruction Massive permettra aux compagnies NRBC, Sauvetage Inondations et EOD de l’Unité de Secours et Sauvetage des FAR d’intervenir efficacement pour gérer un incident impliquant des agents chimiques, radiologiques et explosifs.

Le scénario de cet exercice qui s’est déroulé en présence notamment du Général de Division Mohammed Benlouali, Chef d’État-major de la Zone Sud et du Général de Brigade Daniel Cederman, commandant général adjoint-réserve- de la Force opérationnelle sud-européenne de l’armée américaine-Afrique (SETAF-Africa), consiste en une intervention pour sécuriser le port d’Agadir à l’arrivée du navire suspect transportant des matières de Destruction Massive.

En effet, les forces spéciales marocaines et ghanéens ont lancé une opération de visite sur le navire en utilisant des techniques d’assaut maritime avant de prendre le contrôle complet du navire et sécuriser la zone.

Par la suite, les équipes des forces spéciales ont entrepris une inspection minutieuse du navire qui révélera la présence de matériels et d’équipements associés à des agents de destruction massive (ADM).

Des laboratoires clandestins et des conteneurs d’agents chimiques ont été découverts dans divers compartiments du navire.

Les équipes NRBC et EOD de l’USS vont être déployées pour évaluer et neutraliser les menaces, en utilisant un drone et des équipements spécialisés.

En parallèle, les plongeurs de l’USS, assisté par les plongeurs spécialisés de la Marine Royale, ont inspecté la coque pour détecter tout engin explosif potentiel, les experts de l’Agence de défense et de réduction des menaces (DTRA) ont supervisé la reconnaissance technique et recommandé des mesures spécifiques pour la gestion des agents chimiques.

Enfin, l’équipe NRBC de l’USS a procédé aux opérations de décontamination, de triage, de prise en charge médicale, ainsi que d’évacuation aérienne et terrestre des victimes pour recevoir les soins nécessaires.

Lancé le 12 courant, l’Exercice « African Lion 2025 » se déroule jusqu’au 23 mai, dans les régions d’Agadir, Tan-Tan, Tiznit, Kénitra, Benguérir et Tifnit.

Il vise à renforcer la coopération militaire entre le Maroc et les États-Unis, à développer l’interopérabilité et à renforcer les capacités d’intervention dans un contexte multinational, contribuant ainsi à la promotion de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans la région.

La 21ème édition de l’Exercice « African Lion » inclue également des actions parallèles à caractère humanitaire et social.

Source: Rédigé par L’Opinion avec MAP Mardi 20 Mai 2025.


Capture-decran-2025-05-13-101346.png

26 avril 2025by y.naciri

Dans le cadre de sa mission d’intelligence prospective, l’Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES) a organisé, les 24 et 25 avril 2025, une Journée de réflexion sur l’avenir du nucléaire dans le monde et au Maroc.

Ayant réuni un panel de haut niveau, composé de représentants de l’Agence internationale de l’énergie atomique, d’organismes et de cabinets internationaux en charge du nucléaire, du département ministériel marocain et des institutions nationales, impliqués dans le développement de cette forme d’énergie ainsi que des experts marocains et étrangers en électronucléaire, sécurité et sûreté nucléaires, cette rencontre a constitué une occasion idoine pour dresser un état des lieux des avancées technologiques dans le domaine du nucléaire civil à l’échelle mondiale. Elle a, également, permis d’explorer les synergies potentielles entre l’énergie nucléaire et la production d’hydrogène vert, de faire le point sur les capacités actuelles du Royaume en matière d’applications nucléaires et d’examiner les principaux défis à relever – qu’ils soient d’ordre réglementaire, humain, technique ou financier.

Les échanges nourris qui ont jalonné cet évènement stratégique ont donné lieu à l’émergence d’idées novatrices en matière d’orientations stratégiques. Celles-ci ont été traduites en mesures concrètes, structurées sous la forme d’une feuille de route, visant à jeter les bases de l’édification, à moyen et long terme, d’une filière nucléaire civile pérenne, au service de la transition énergétique du Maroc et de la décarbonation de son économie.

Source: Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES)


Image3.png

8 avril 2025by y.naciri

Rabat, 04 avril 2025Monsieur Saïd Mouline, Directeur Général de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR), accompagné du Secrétaire Général et des directeurs de départements métiers, a accueilli, ce jour, une délégation française conduite par Monsieur Hervé Morin, Président de la région Normandie, dans le cadre d’une visite officielle au Maroc, accompagné de Présidents d’université et d’école d’ingénieurs.

Cette rencontre a été l’occasion pour les deux parties d’examiner les perspectives de coopération dans le domaine de la formation, en particulier en matière de radioprotection, de développement des compétences et de renforcement des capacités des professionnels du secteur nucléaire et radiologique.

M. Saïd Mouline, après avoir salué l’excellence des relations entre les deux pays, a présenté à ses hôtes les principales missions de l’Agence, son rôle de régulateur national, ainsi que sa stratégie visant à consolider le système national de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques. Il a mis en lumière les efforts déployés en matière de formation, notamment à travers le lancement de l’École africaine des régulateurs, en partenariat avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), destinée à former les nouveaux régulateurs africains.

Pour leur part, les membres de la délégation française ont présenté une offre diversifiée de formations couvrant plusieurs volets : programmes de radioprotection, formations de formateurs, cours en ligne, et parcours universitaires. M. Hervé Morin a salué la spécificité et la solidité des relations maroco-françaises, soulignant que le Royaume du Maroc est un partenaire historique qui connait une belle dynamique de développement. Il a exprimé sa satisfaction quant à la volonté partagée d’établir une coopération concrète, durable et bénéfique.

La réunion s’est conclue sur un engagement commun à approfondir cette collaboration, en définissant des modalités de mise en œuvre de projets conjoints visant à renforcer les compétences dans les domaines nucléaires et radiologiques.

AMSSNur Cooperation


Maital.jpg

8 avril 2025by y.naciri

Vienne, 17-28 mars 2025 – Conformément aux dispositions de la convention commune de la sûreté de gestion des déchets radioactifs et de la sûreté du combustible usé, ratifiée par notre pays en 2002, une délégation nationale composée des représentants de l’Ambassade du Maroc à Vienne/Autriche,  l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) et le Centre National d’Energie, des Sciences et des Techniques Nucléaires (CNESTEN) a participé du 17 au 28 mars  2025 aux travaux de la 8ème réunion d’examen des rapports nationaux par les parties contractantes.

En ouvrant les travaux de cette huitième réunion, le Directeur Général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (IAEA), Monsieur Rafael GROSSI, a souligné l’intérêt croissant des États membres pour la technologie des petits réacteurs modulaires (PRM) et a précisé que cette rencontre constitue une occasion opportune et cruciale pour réfléchir aux enseignements tirés du passé et de réaffirmer l’importance d’une planification et d’une mise en œuvre précoces des politiques et stratégies de gestion sûre des déchets radioactifs et du combustible usé pour l’avenir.

Organisée au siège de l’AIEA à Vienne/Autriche, cette 8ème réunion a pour objectifs de présenter les rapports nationaux des pays contractants portant sur la sûreté de gestion des déchets radioactifs et du combustible usé dans le cadre d’un processus efficace, rigoureux et transparent conduisant à l’identification des bonnes pratiques et des bonnes performances et permettant de renforcer davantage le régime mondial de la sûreté. Ainsi, plus de 1000 délégués, représentant les 77 pays contractants à cette convention répartis en huit Groupes, se sont réunis pendant dix jours pour partager leurs expériences et les enseignements tirés de la gestion sûre, sécurisée et responsable du combustible usé et des déchets radioactifs et également pour apporter les clarifications aux différentes questions posées à chaque pays.

S’agissant du rapport national, le représentant de l’AMSSNuR, en sa capacité du point focal de cette convention, a délivré, le 18 mars 2025, la présentation marocaine dans le cadre des travaux du Groupe 5 où se trouve notre pays avec le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Argentine, EURATOM, la Thaïlande, le Benin, l’Érétrie, le Madagascar et l’Oman.

Cette présentation a porté sur le programme national de la gestion des déchets radioactifs et du combustible usé notamment le cadre législatif, réglementaire et institutionnel impliqué dans ce processus ainsi que l’inventaire national des déchets radioactif et des sources scellées radioactives hors usage. Elle a couvert également les évolutions du programme national depuis la 7ème réunion d’examen, en 2023, ainsi que les problèmes communs qui y ont été identifiés et les efforts déployés par le Maroc pour améliorer la sûreté de gestion des déchets radioactifs. Dans ce même cadre, la présentation nationale a été focalisée sur les réponses aux questions et commentaires posés au Maroc lors du processus de la 8ème réunion d’examen aussi bien que les actions de bonnes pratiques et les bonnes performances entreprises par notre pays.

À l’issue de cette présentation, les représentants des parties contractantes du Groupe 5 ont apprécié les efforts déployés par notre pays en termes d’approche réglementaire adoptée et des pratiques opérationnelles mises en place pour renforcer et assurer, à long terme, la sûreté de la gestion des déchets radioactifs et du combustible usé. 

Quant au volet réglementaire, les membres du Groupe 5 ont salué le développement et la certification du système de gestion intégré de l’AMSSNuR qu’ils ont qualifié de bonne pratique contribuant à la bonne gouvernance et à la promotion de la culture de sûreté. Cette bonne pratique sera répertoriée dans la base de données de la convention commune ouverte à toutes les parties contractantes.

En ce qui concerne les bonnes performances encouragées par la convention commune, les résultats des missions EPREV et IRRS, abritées par notre pays respectivement en 2022 et 2023, ainsi que les efforts fournis au niveau national ont été hautement appréciées comme étant des valeurs de transparence et de bonne gouvernance à partager au niveau régional et international.

Il convient, par ailleurs, d’indiquer que, sur proposition de la présidence de cette 8ème réunion, le Maroc a été invité à une table ronde qui a lieu le 24 mars 2025 dont l’objectif est de partager son expérience dans le domaine du Knowledge Management appliqué à la gestion des déchets radioactifs et la gestion des sources radioactives scellées hors usage au niveau national.  


IMG_1087.jpg

3 avril 2025by y.naciri

Rabat, le 25 mars 2025 – Dr. Leila Benali, Ministre de la Transition Énergétique et du Développement Durable, a présidé la huitième session du Conseil d’Administration de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR).

Lors de son allocution, Madame la Ministre a souligné le rôle stratégique de l’AMSSNuR dans le renforcement de la sûreté et de la sécurité nucléaires et radiologiques, en alignement avec les standards internationaux les plus rigoureux. Elle a mis en avant les efforts entrepris pour la mise en œuvre de la loi n° 142-12, régissant la sûreté et la sécurité dans ces domaines.

Depuis 2021, l’AMSSNuR a accéléré l’adoption des textes réglementaires, résultant en la publication de six d’entre eux au Bulletin Officiel, tandis que quatre autres sont en cours d’approbation. L’année 2024 a également marqué une progression notable des activités d’autorisation et de contrôle, avec la délivrance de 2 658 autorisations – soit une moyenne de 221 par mois – enregistrant une hausse de 25 % par rapport à 2023. Par ailleurs, 240 inspections ont été menées, couvrant 850 installations utilisant des sources de rayonnements ionisants dans les domaines de la santé, l’agriculture et l’industrie.

Sur le plan de la coopération internationale, Madame Benali a réaffirmé l’engagement du Maroc à moderniser son cadre réglementaire. Elle a salué la mission de Service d’Examen Réglementaire Intégré (IRRS) accueillie en novembre 2023, qui a formulé 19 recommandations, 6 suggestions et 4 bonnes pratiques. La Ministre a également mis en avant la signature d’un programme-cadre de coopération avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) pour la période 2024-2029, doté d’un budget de 3 millions d’euros. Ce programme vise la mise en œuvre de neuf projets prioritaires relatifs à la sûreté et la sécurité nucléaires et radiologiques.

Par ailleurs, M. Saïd Mouline, Directeur Général de l’AMSSNuR, dans sa présentation des réalisations de l’Agence pour 2023 et 2024, a mis en avant les avancées majeures dans les missions de régulation, notamment en matière de délivrance d’autorisations, d’inspection et de surveillance. Il a également souligné le renforcement des relations bilatérales et multilatérales, ayant conduit à la création de l’École Africaine des Autorités de Régulation, en partenariat avec l’AIEA. Cette initiative illustre le leadership de l’AMSSNuR au niveau continental.

De plus, l’Agence a intensifié sa coopération avec la Commission Européenne et l’Institut Belge des Radioéléments (IRE-Lab) pour élargir le réseau national de surveillance radiologique, baptisé « ELMARSAD ». En outre, l’AMSSNuR a renforcé ses capacités en développement des ressources humaines par la mise en place d’un programme de formation visant à qualifier des experts hautement compétents, assurant ainsi la pérennisation des expertises et l’amélioration du contrôle réglementaire en matière de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques.

Les travaux de cette session ont été marqués par des échanges constructifs entre les membres du Conseil d’Administration, qui ont unanimement salué les réalisations et ambitions présentées par M. Saïd Mouline. Un consensus a été dégagé sur la nécessité de maintenir et d’élargir le soutien à l’Agence pour renforcer son efficacité et sa contribution aux politiques socio-économiques de l’État.

En conclusion, Madame Leila Benali a salué les performances remarquables de l’AMSSNuR, mettant en avant son rôle essentiel dans le contrôle réglementaire des applications des sources radiologiques et son apport au renforcement de la sûreté et de la sécurité nucléaires et radiologiques.


sonde.png

3 avril 2025by y.naciri

Le Royaume du Maroc a officiellement rejoint le système international de surveillance des rayonnements (IRMIS) de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), devenant ainsi son 51ème membre, et le 1er pays africain à faire partie de ce système. Cette adhésion marque une avancée significative dans le renforcement des efforts internationaux en matière de surveillance radiologique et de gestion des situations d’urgence nucléaire. Ce système permet de collecter, rapporter et visualiser de grandes quantités de données sur les niveaux des rayonnements dans l’environnement, facilitant ainsi une réponse rapide et coordonnée en cas d’incident nucléaire ou radiologique.

Depuis son lancement en 2016, l’IRMIS s’est progressivement étendu à 51 pays, dont plusieurs en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et au Moyen-Orient. Cette expansion témoigne de l’engagement mondial en faveur d’une surveillance radiologique plus transparente et efficace.

L’intégration du Royaume du Maroc à ce réseau international vient renforcer la coopération entre les États Membres en matière de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques, tout en consolidant les capacités nationales de surveillance de la radioactivité environnementale.

À noter que, dans le cadre de sa stratégie de surveillance radiologique de l’environnement, l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) est engagée dans deux projets de coopération avec l’union européenne visant à renforcer les capacités nationales en matière de surveillance radiologique et à développer le réseau national appelé ELMARSAD pour « Environmental Live Moroccan Automatic Radiological Surveillance and Detection ».

Dans ce cadre, une convention nationale a été établie avec la Direction Générale de Météorologie afin de renforcer la collecte et l’analyse des données environnementales, assurant ainsi une surveillance continue et efficiente du territoire national.


Image-IRE-Lab.jpg

3 avril 2025by y.naciri

Rabat, le 26 février 2025 – L’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) a abrité, les 25 et 26 février 2025, une réunion de travail avec les responsables du département de l’Institut National des Radioéléments (IRE-Lab) de Belgique. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la tâche 3 du projet de coopération technique n°440-866, intitulé « Support à l’AMSSNuR pour la mise en place d’un système de monitoring radiologique du territoire marocain ».

Ce projet de coopération, co-financé par la Commission Européenne (CE) et mené en partenariat avec l’IRE-Lab, repose sur trois axes distincts dont la tâche 3 qui vise à fournir à l’AMSSNuR l’assistance nécessaire pour établir un programme national de surveillance radiologique « off-line » de l’environnement, tout en soutenant les laboratoires agréés de mesure de la radioactivité environnementale.

Lors de cette réunion, les participants ont engagé les discussions sur l’initiation d’un programme de surveillance radiologique du territoire marocain par échantillonnage et analyses en laboratoire. Dans cette optique, les zones à risques, notamment les sites miniers, les centres de médecine nucléaire, les stations d’épuration des eaux usées et les stations de dessalement de l’eau de mer, ont été identifiées et examinées avec les experts de l’IRE-Lab.

S’appuyant sur l’état des lieux établi dans le cadre de la tâche 1 du projet, les moyens de mesure de la radioactivité environnementale actuellement disponibles au Maroc ont été définis. Ces données permettront de concevoir un programme de surveillance périodique aligné sur les standards internationaux et les bonnes pratiques adoptées en Belgique, tout en tenant compte des capacités nationales marocaines.

Par ailleurs, la tâche 3 du projet prévoit la réalisation d’audits au sein des laboratoires agréés de mesure de la radioactivité, l’identification d’actions d’amélioration et l’organisation d’exercices d’inter-comparaison. Des formations adaptées aux besoins des laboratoires, notamment sur la norme ISO 17025, sont également programmées.

Cette réunion de travail constitue la deuxième activité de la tâche 3, succédant à la réunion de lancement tenue les 11 et 12 septembre 2024, qui avait rassemblé des représentants du Centre National de l’Énergie, des Sciences et des Techniques Nucléaires (CNESTEN) et du Centre National de Radioprotection (CNRP). La première rencontre avait permis aux laboratoires des deux institutions de présenter leurs domaines d’intervention et leurs besoins en matière de surveillance environnementale.

Finalement, la tâche 3 du projet de coopération technique constitue une opportunité stratégique pour renforcer la collaboration entre l’AMSSNuR et les laboratoires agréés de mesure de la radioactivité environnementale. En s’appuyant sur l’expertise de l’IRE-Lab, cette initiative contribue directement à la protection du public et de l’environnement contre les risques liés aux rayonnements ionisants.


NRBC-1.jpg

21 février 2025by y.naciri

Le Conseil de gouvernement a approuvé, jeudi, le projet de décret n° 2.24.920 portant création de la Commission nationale de gestion des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques, présenté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.

Ce projet de décret a pour objectif de mettre en place un cadre de coordination entre les différents départements gouvernementaux et instances concernés, ce qui exige la création d’un cadre horizontal rassemblant l’ensemble des intervenants de la sûreté et de la sécurité nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques, a indiqué le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil.

Le projet de décret vise également à établir un texte organique permettant la création d’une commission nationale baptisée « Commission nationale de gestion des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques », a-t-il ajouté.

Rédigé par L’Opinion Avec MAP Jeudi 20 Février 2025


une-image-contenant-drapeau-ciel-nuage-texte-d-3.jpeg

23 janvier 2025by y.naciri

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a publié le rapport de la mission du Service intégré d’examen de la réglementation (IRRS) et a conclu que le Royaume du Maroc s’est engagé à renforcer son cadre réglementaire en matière de sûreté nucléaire et radiologique. Le pays a réalisé des progrès significatifs dans l’établissement d’un nouveau cadre juridique et réglementaire, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour passer de la loi de 1971 à l’alignement des réglementations sur les normes de sûreté de l’AIEA. La mission, menée à la demande du Maroc et accueillie par l’AMSSNuR, a consisté en un examen de 10 jours par une équipe de 16 experts, qui a évalué diverses installations, notamment des réacteurs de recherche et des services de radiothérapie. L’équipe de l’IRRS a reconnu les efforts proactifs du Maroc, notamment un système de management intégré complet et un système d’information géographique (SIG) pour les interventions d’urgence. Elle a toutefois recommandé des améliorations en matière de surveillance réglementaire, la mise en place d’une politique nationale de sûreté nucléaire et la garantie de l’indépendance réglementaire pour les décisions d’autorisation.

La mission a souligné les bonnes performances de l’AMSSNuR en matière de coopération internationale, de communication et de préparation aux situations d’urgence, ce qui en fait un modèle potentiel pour les organismes de réglementation en Afrique. L’AIEA a reconnu l’engagement du Maroc en faveur de la transparence et de l’amélioration continue.

Les conclusions visent à renforcer l’efficacité de la réglementation marocaine et à garantir l’alignement sur les normes de sécurité mondiales afin de protéger les personnes et l’environnement contre les risques liés aux rayonnements ionisants.

Cliquer pour visualiser le rapport 


X
X
Aller au contenu principal